vendredi 20 décembre 2013

Les produits dérivés dépassent leur niveau d'avant-crise

De Charles SANNAT

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

L’œil du cyclone, c’est cet endroit bien connu dans la tourmente, un endroit de calme plat, un endroit où tout semble aller pour le mieux et en réalité… ce n’est qu’un moment, qu’une pause dans le passage du cyclone.

La situation économique que nous vivons correspond en tout point à la définition de l’œil du cyclone.

Encore une fois, rien n’a changé depuis 2007, début de la crise dite des subprimes. Beaucoup d’agitation, beaucoup de plans de relance, beaucoup d’argent dépensé, un nombre incalculable de sommets et de réunions de la dernière chance, des moyens colossaux mis en œuvre mais au bout du compte, rien ou presque n’a changé.

Alors ce soir, en ce jour de baisse de l’or relativement importante, je tenais à partager avec vous ma conviction la plus profonde sur la situation économique. Vous dire que vraisemblablement ce mouvement baissier va nous conduire sur le seuil des 1 000 dollars l’once, et que nous allons pouvoir nous renforcer à bon compte sur le métal jaune, car encore une fois, rien n’a changé. Avant de vous faire un petit exercice de prospective, je voulais partager avec vous une information chiffrée vraiment importante car tout le reste en découle logiquement.

Un accord merveilleux sur l’union bancaire

Avant de vous donner cette information chiffrée, petit retour sur l’événement insignifiant d’hier concernant l’accord sur l’union bancaire en Europe, obtenu de longue lutte et d’arrachée ! Un accord qui nous est vendu avec moult tambours et trompettes ! Un véritable concert de louanges où des mamamouchis incompétents et corrompus s’autocongratulent sous le regard bienveillant d’une presse complice relayant le message divin d’espoir sur la solidité des banques.

Alors retenez ceci. D’ici 10 ans (n’oubliez pas que le temps en Europe est une notion très spécifique permettant de bien saisir le principe de relativité cher à Einstein), nous aurons un fonds de garanti doté de 55 milliards d’euros… dans 10 ans ! 55 milliards seulement et pour l’Europe entière. Autant dire rien !

Maintenant, je reviens sur cet article du Monde dont je voulais vous parler avec les chiffres qu’il dévoile et qui sont parfaitement vrais. Ils sont vrais et terrifiants. Jugez plutôt.

Les produits dérivés dépassent leur niveau d’avant-crise

« L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes.

Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693 000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. »

« AlphaValue a également épluché les documents officiels des grandes banques européennes afin de déterminer quelles sont celles qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés. »

Et voici le classement que je vous conseille d’imprimer et de mettre sur votre table de chevet. Ainsi, lorsque vous douterez de votre stratégie patrimoniale, et certains parmi vous risquent de connaître de fortes périodes de doutes dans les prochaines semaines, regardez quelques minutes seulement cette petite feuille de papier. Regardez-là et rappelez-vous que c’est précisément pour cette raison, et quoi que l’on vous dise, quoi que vous entendiez, quelles que soient les analyses fumantes et fumeuses que l’on vous livre.

1/ Deutsche Bank : 55 600 milliards
2/ BNP Paribas : 48 300 milliards
3/ Barclays : 47 900 milliards
8/ La Société générale : 19 200 milliards
9/ Le Crédit agricole : 16 800 milliards

Maintenant, effectuez par vous-même l’addition pour ces 3 banques françaises, puis comparez la somme totale… au PIB de la France qui est globalement de 2 000 milliards d’euros.

Si une seule banque française explose, c’est toute la finance mondiale qui explose, et notre PIB de 2 000 milliards n’est que roupie de sansonnet ! Dès lors ce sera game over. La fin. The End. Terminé. Fini. Envolé, tout ! Plus d’épargne, plus de monnaie, plus d’échange, rien… Une véritable fin du monde économique.

Le journal Le Monde fait remarquer très justement dans cet excellent article que « les régulateurs sont conscients du problème, et exigent notamment que les échanges de produits dérivés passent à l’avenir par des chambres de compensation – structures qui assurent le règlement-livraison des transactions et garantissent le respect des règles de transparence et de sécurité ».

Sauf que là encore, la puissance du lobby bancaire, l’imbrication et la force des banques rendent tous les États dépendants des banquiers. « La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit. » Et c’est une évidence. Là encore, il faudra au moins 10 ans avant de faire des avancées d’escargot et encore… D’ici là, le monde financier aura déjà explosé plusieurs fois.

Rien que pour BNP Paribas, plus de 48 000 milliards de produits dérivés. Nous ne sommes pas dans la finance. Nous ne sommes pas dans les concepts économiques. Nous sommes dans de la pure folie humaine, et cette folie nous emportera tous, en annihilant au passage nos épargnes, nos patrimoines, nos fortunes.

Le chien aboie, la caravane passe !

Laissez aboyer le chien, et que la caravane de l’or poursuive son chemin. Achetez, accumulez, vous pourrez passer à l’achat si l’or descend jusqu’à 1 150 dollars l’once. Soyez acheteur de tout ce que vous pouvez entre 1 150 et 1 000 dollars l’once. Idem pour l’argent métal. Faites une razzia, faites-vous plaisir pendant les fêtes et en janvier. Ce sont les soldes, profitez-en ! L’or et l’argent s’achètent. Cela ne se revend pas… éventuellement nos métaux peuvent être transmis à nos héritiers. Ils sont une assurance.

Profitez de ce moment dans l’œil du cyclone pour affiner vos préparatifs

Après tout, lorsque l’on voit cet article sur les pires prévisions économiques, (ici), on peut se poser quelques questions sur la capacité prédictives des « zexperts » et autres « zéconomistes », dont le rôle est plus de rassurer tout le monde en permanence que de cerner véritablement les risques. (À propos de prédictions économiques je vous réserve une petite surprise pour l’édition du 24 décembre qui, j’espère, vous plaira autant qu’elle vous amusera.)

Bref, préparez-vous ! Encore et toujours. Inlassablement.

1/ Une maison de campagne.
2/ Un PEBC (plan épargne boîtes de conserve) avec tout plein de toutes les choses qui vous seront utiles en cas de problème. Le concept de PEBC est évidemment une métaphore pour désigner tout ce dont vous auriez besoin en cas d’arrêt des flux. C’est donc beaucoup plus large que de simple totem de boîtes de raviolis mais je pense que vous l’aviez tous compris !
3/ De l’or pour stocker de la valeur. De l’argent comme monnaie d’échange. D’ailleurs, vous avez encore la possibilité de commander votre kit de survie en argent métal en allant sur le site d’auCOFFRE.
4/ Pour ceux qui en ont les moyens, terres agricoles ou forêts.

De façon générale, débancarisez au maximum (Vera carte pour les dépenses quotidiennes avec 100 % d’or physique derrière votre carte bleue…), achetez le maximum d’actifs tangibles, pensez pour ceux qui ont beaucoup d’épargne ou des schémas complexes type crédits in fine avec contrat d’assurance vie nanti à sortir très vite des montages car vous allez boire le bouillon en perdant votre épargne d’un côté et en devant votre crédit de l’autre !

Soyez dans le réel. Pas dans le virtuel.

Lorsqu’une banque, fut-elle française et fut-elle la BNP, est engagée à hauteur de 48 000 milliards de produits dérivés (montant notionnel), la messe est dite. En face, la BNP dispose de moins de 100 milliards d’euros de fonds propres. C’est l’ensemble du système financier mondial qui est en faillite virtuelle.

N’imaginez pas que l’on puisse trouver 700 000 milliards de dollars.

N’imaginez pas que les banques centrales puissent imprimer de tels montants sans déclencher une hyperinflation d’ampleur biblique.

N’imaginez pas qu’à la fin du film le super-héros d’Hollywood sauvera le monde de la destruction.

Alors saluez la baisse de l’or comme elle se doit ! L’or baisse, c’est une excellente nouvelle car nous allons pouvoir en acheter encore plus.

Remerciez chaque jour les bullion banks pour leur manipulation sur les cours, car si cela effraie les mains faibles, les spéculateurs, et ceux qui veulent gagner simplement de l’argent sur les métaux, alors cela est très bon pour nous. En baissant les prix, les acheteurs de long terme que nous sommes, les « goldeux » historiques comme nous, ceux qui souhaitent simplement se préparer, ceux que je nomme les prévoyants, se fichent pas mal du cours de l’or ou de celui de la boîte de raviolis. Car lorsque que nous regardons ce qu’il se passera, lorsque nous quitterons l’œil du cyclone, nous savons que nous aurons besoin de survivre à un cataclysme économique. Peut-être arrivera-t-il en 2014, ou pas… peu importe.

Lorsqu’une seule banque française détient pour plus de 48 000 milliards de produits dérivés, vous devez avoir la certitude que vous n’êtes pas à la fin de la crise… mais dans l’œil du cyclone, et ce calme peut être trompeur. Ne vous méprenez pas.

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT
Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com

Lire l’article complet du Monde sur les produits dérivés. Édifiant !

mardi 10 décembre 2013

La plus grosse bulle de tous le temps

Par Charles SANNAT

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Il est d’usage d’expliquer doctement aux gens que l’on ne peut pas prévoir les bulles financières a priori. On ne sait qu’il y avait une bulle qu’après qu’elle ait éclaté !
Cette affirmation est totalement fausse. Il est facile de voir si une bulle se forme, il est en revanche presque impossible de savoir quand elle éclatera tant la bêtise humaine est illimitée, comme le disait Einstein.
Le principe d’une bulle est assez facile à définir. Il s’agit d’une valorisation excessive, c’est-à-dire décorrélée de la réalité et des fondamentaux économiques.
Il y a bien, en France, une bulle immobilière puisqu’il faut dépenser aujourd’hui pour se loger plus de deux fois plus qu’il y a 10 ans sans que les salaires n’aient progressé de la même façon. Néanmoins, cela peut durer longtemps et le moment de la correction n’est pas prévisible. L’immobilier baisse d’ailleurs légèrement actuellement dans les grandes villes.

Rappel des faits
Revenons rapidement sur les événements de ces 5 dernières années. Tout d’abord en 2007-2008, tout s’effondre ou presque en particulier aux USA. Chute des marchés, chute de l’immobilier, de l’emploi, du prix des voitures neuves, etc. L’effet « pauvreté » est donc immédiat sur les ménages américains dans la mesure où une grande partie de leur patrimoine vient de s’envoler sous leurs yeux en quelques mois. L’effet sur la croissance est radical, les États-Unis tombent dans la récession la plus importante depuis celle de 1929 et ses proportions auraient certainement été supérieures sans l’intervention massive aussi bien du gouvernement fédéral que de la banque centrale et entraîne l’économie mondiale dans leur sillage tant le système est désormais globalisé.

La question centrale : peut-on combattre une récession majeure ?
Nous en sommes d’ailleurs toujours à attendre la réponse avec certitude à cette fameuse question, bien que personne n’ose en parler publiquement. Nous avons tout de même quelques éléments de réponse, au bout de six ans de crise, à cette question mais aucune certitude car il est bien trop tôt pour se prononcer. Je m’explique.
Pour Ben Bernanke et la presque totalité des élites économiques de la planète, en 1929 nous avons fait les mauvais choix en refusant de stimuler suffisamment l’économie et en « laissant faire » au marché son grand nettoyage. Une crise est salvatrice dans la mesure où, une fois que toutes les surcapacités ont été supprimées, que tout ce qui n’était pas rentable a fait faillite et que l’ensemble de la population qui a pu survivre à la famine recommence à manger… tout peut repartir comme avant, jusqu’à la prochaine crise. C’est la théorie du laisser-faire. En 1929, tout s’enfonce jusqu’au fameux New Deal de Roosevelt, dont l’histoire retient qu’il met fin à la crise. Sans doute parce que Roosevelt avait un bon biographe. En réalité, la crise de 1929 prendra réellement fin avec le réarmement massif et la Seconde Guerre mondiale.
Alors peut-on contrer une récession/déflation historique ? La réponse pour le moment est oui MAIS en créant des bulles monumentales, ce qui est très logique dans la mesure où, pour contrer les effets déflationnistes, on augmente la masse monétaire, on crée de l’argent à partir de rien, on imprime du billet, on balance de l’argent gratuitement à tous les financiers et banquiers de la planète (pas aux gens, sinon il y aurait un risque d’inflation !!). Nous sommes face à la plus grosse bulle de tous les temps !!
Comme je vous le disais à l’instant, on ne donne surtout pas ces sous aux gens. Il faut que les gens travaillent pour gagner leur pitance, sinon, ma brave dame, où irait le monde !! Non, il faut avoir des principes en économie.
Résultat logique au bout de cinq année de crise, cet afflux de liquidités n’a pas fondamentalement créé une dynamique de croissance forte mais a empêché effectivement une déflation aux États-Unis et une récession type 1929. Cela a permis de stabiliser puis de relancer le prix des actifs et de faire augmenter à nouveau le patrimoine moyen de l’américain moyen, ce qui explique d’ailleurs en très grande partie la stabilisation du moral des ménages US directement indexé sur les cours de Wall Street puisque leurs retraites sont investies en grande partie en actions américaines.
Sauf que si l’on regarde les chiffres, tout cela ne repose pas sur une véritable croissance économique et sur de la création de richesse. Cela repose sur du vent, sur du virtuel, sur de l’injection permanente de liquidités et d’argent frais. L’économie est sous perfusion hier, comme aujourd’hui et depuis 2007.

Quelle est l’ampleur de cette bu-bulle ?
Eh bien c’est une « maxi-best-off » ! Quelques chiffres pour faire frémir la ménagère de moins de 50 ans et de plus de 50 ans !!
1/ Montant du PIB mondial 70 000 milliards de dollars, France 2 000 milliards d’euros, USA environ 16 000 milliards de dollars.
2/ Montant des produits dérivés ? Plus de 708 000 milliards de dollars… Oups… pô bon du tout.
3/ Montant total du bilan des banques ? Vous ne voulez pas savoir. Si ? Vous insistez ? Eh bien reportez-vous au point 2 (juste au-dessus) et vous avez une excellente approximation de la situation. Re-oups… pô bon non plus.
4/ Dette des plus grands États à travers la planète ? Globalement à 100 % de dettes/PIB, plus les engagements hors bilan des États (du type retraite des fonctionnaires) et en gros, vous avez une bulle massive de la dette des États.
5/ Les actions sont au plus haut niveau de tous les temps (pas en France mais aux USA par exemple) et le Dow Jones, alors que les bénéfices des entreprises baissent… vole de record en record. Pourquoi pas, mais c’est clairement une bulle et en 2013 la situation est bien pire qu’elle ne l’était en janvier 2007 alors que personne n’avait encore entendu parler des subprimes (crise à l’été 2007).
6/ Les taux d’intérêt étant au plus bas, s’ils remontent… c’est tout le marché obligataire qui s’effondre ! Et le marché obligataire c’est une immense partie de l’épargne mondiale. En fait, le marché obligataire c’est l’épargne mondiale. C’est par exemple vos fameux contrats d’assurance vie fonds euros garantis par votre banquier (éclat de rire monumental).

D’où la question, « taper » ou t’as peur ?
Si la FED fait son « tapering », c’est-à-dire la réduction de ses injections de monnaie, alors cela revient à retirer la perfusion du mourant. La question est l’organisme est-il capable de supporter le retrait de la perfusion ? Si la réponse est oui la convalescence sera au mieux douloureuse, mais si la réponse est non… on risque l’arrêt cardiaque à tout moment.
La FED va-t-elle donc aller au bout de la logique annoncée tout en sachant que d’ici mi-décembre, c’est-à-dire demain, il va falloir que les parlementaires américains envisagent soit de faire faillite (ce qui n’est pas exclu), soit de se mettre d’accord sur un plafond de la dette et sur un budget pour l’année en cours… Et là, ce n’est pas gagné du tout. L’État américain risque un nouveau shutdown après les fêtes (en attendant les cons-con-somment) puisque la limite est fixée au 14 janvier 2014… ce qui nous laisse approximativement un mois.
La FED peut donc soit envisager de couper rapidement pour se redonner de la marge et remettre la même chose au pot d’ici un mois… soit attendre un accord et couper en partie les perfusions fin janvier début février en profitant de l’euphorie d’un accord qui se serait fait dans la douceur et la félicité collective (ce n’est pas gagné).
Dans tous les cas, comme c’est la FED qui rachète l’essentiel de la dette américaine… qui viendra acheter ? Et à quel prix ? D’où le risque de remontée des taux qui étoufferait complètement l’économie qui replongerait aussi tôt en… récession !!

Alors peut-on sortir de cette crise par le haut ?
Je peux me tromper évidemment, et la situation est d’une telle complexité qu’affirmer avec certitude un point de vue ne serait pas crédible. J’ai néanmoins la conviction que nous avons dépassé le point de non-retour et qu’il est désormais impossible de stopper les injections massives de liquidités (ne pas confondre un véritable arrêt avec des effets d’annonces où sur 85 milliards imprimés chaque mois, on réduit à 80…).
Si les injections sont stoppées, alors les gigantesques bulles dont je vous parlais au début ne pourront qu’exploser, et si elles explosent alors que l’on ne peut plus rien faire on se retrouvera dans la même situation qu’en 1929, à savoir qu’on laissera faire… et que tout le système s’effondrera avant de pouvoir repartir sur des bases saines dans quelques années et après avoir fait des ravages colossaux.
L’exemple japonais nous montre que même la création monétaire atteint forcément ses propres limites et que malgré les milliards de yens déversés chaque jour, la croissance japonaise repart à nouveau à la baisse. On ne lutte pas contre la déflation avec de la fausse monnaie, car une déflation conséquence d’une récession n’est pas un problème monétaire !!

La crise n’est pas monétaire, elle est économique !
Logiquement, tout le monde peut comprendre ce raisonnement. On lutte contre la déflation en utilisant l’arme monétaire mais cette crise n’a pas de cause monétaire (néanmoins cela finira, à force de jouer avec nos monnaies, par une crise monétaire mondiale).
Les raisons de cette crise sont à trouver dans des déséquilibres que nous avons créés et laissés s’amplifier depuis presque 30 ans, avec une accélération depuis 20 ans.
Ce qu’il faut c’est régler ces déséquilibres notamment liés à la raréfaction des ressources et à la mondialisation de l’économie.
Nous ne le faisons pas. Donc comme nous ne le faisons pas et que nous utilisons les mauvais outils, nous amplifions encore les déséquilibres et nous rajoutons un problème de bulles financières multiples et à la taille jamais atteinte à un problème économique structurel.
Dans un premier temps, cela permet de gagner… justement du temps ! Mais dans un second temps… il va bien falloir soit que ces bulles explosent, puisqu’il est dans la nature des bulles de gonfler jusqu’à ce qu’elles explosent, soit que l’on continue à les faire grossir indéfiniment mais dans ce cas cela veut dire que l’on ira de plus en plus loin dans l’impression de fausse monnaie, jusqu’à ce que ce soit la confiance dans la monnaie qui explose.
Bref ! Nous sommes dans une impasse économique. Les montants en jeu sont trop importants et l’économie mondiale est dans un état « irrémédiablement » compromis.
Préparez-vous donc à l’explosion. Elle est inéluctable. La seule incertitude concerne le moment, et 2014 est un très bon candidat !

Restez à l’écoute.
À demain… si vous le voulez-bien !!
Charles SANNAT

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques.  Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com

mercredi 4 décembre 2013

Risque de black-out cet hiver d’après Gérard Mestrallet, patron de GDF SUEZ

« Jamais le risque de black-out n'a été aussi élevé », s'est alarmé le mois dernier à Bruxelles le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, porte-voix d'un mouvement de dix énergéticiens européens - des allemands E.ON et RWE jusqu'à l'espagnol Iberdrola - représentant la moitié des capacités de production européennes et servant 200 millions de clients. Voir la vidéo ici !

Faites vos provisions de bougies, briquets, allumettes, réchauds de camping, couvertures et habits chauds et des passes-temps qui ne nécessitent pas d'électricité comme les livres, les jeux de sociétés et autres.

Gardez aussi dans votre tête ceci : les Français sont 76% à juger certaine ou probable une explosion sociale dans les prochains mois dans le contexte actuel « marqué par un chômage très élevé et une impopularité record du couple exécutif », selon un sondage Ifop paru dans Dimanche Ouest-France.

Je vous conseille la vidéo ci-dessous :